« Hé ! Joey ! Réveille-toi ! C’est ton tour ! Tu veux un coussin, peut-être ? »
Dit d’un air méprisant une jeune fille aux longs cheveux blancs mêlés de mèches blond foncé à brun clair, vairon, un œil bleu et un œil brun, qui s’ennuyait à mourir avec ses cartes en main.
« Ho, c’est-y pas mignon, ça, un Joey qui joue aux cartes ? » fit un garçon aux cheveux bruns en embêtant le blond qui faisait une partie avec la dite jeune fille.
« La ferme, Tristan, je suis entrain de gagner contre Kisara au duel de monstres »
Tristan : « à « où est le monstres » ? » lui répondit-il.
« Imbécile, au duel de monstres ! » dit-il en le repoussant avec sa main libre.
« Ils jouent depuis des heures, Kisara apprend à jouer à Joey! » fit remarquer une belle brune à Tristan. Elle regardait de ses grands yeux bruns le jeu de Joey.
Un jeune homme venait de rejoindre le groupe, un garçon aux cheveux blancs et aux yeux bruns.
« Ok, Kisara, c’est l’heure du duel ! » s’écria le blond.
C’est pas trop tôt, cet imbécile vient de se rendre compte que nous étions en plein duel, ça craint…Pensa la fille.
Le blond posa une carte monstre avec 800 pour attaque et 400 pour défense en mode attaque.
« Essaie de battre ça » se moqua-t-il.
(Italique donc Pathétique…même ma grand-mère ferait mieux…
Comme s’il avait entendu ses pensées, un beau brun aux yeux d’un bleu océan releva la tête pour la regarder. Il replongea ensuite son nez dans son bouquin.
Qu’est-ce qu’il a celui-là ? Il veut ma photo peut-être ?
Il la regarda à nouveau de son air dédaigneux.
« Non merci » lança–t-il.
Surprise, Kisara sursauta. Mais comment !
« Hé, au lieu de me regarder de ton air transi, tu ferais mieux de jouer, nan ? » lui fit-il remarquer.
Elle ignora sa réplique et joua une carte plus puissante que celle de Joey.
Pour qui se prend-il !
« Pour le président de la Kaiba Corp »
Cette fois, la jeune fille se leva si violemment de sa chaise, qu’elle la renversa avant de sortir en trombe de la classe.
Kaiba, quand à lui, afficha un sourire satisfait, d’un air de « je les fait toutes craquer »
Joey, avec ses yeux ronds, regarda la partie d’un peu plus près.
La brune, nommée Mana, lui fit remarquer qu’il avait perdu.
Il marmonna un « purée en plus elle l’a fait sans s’en rendre compte »
Une autre fille, aux cheveux bruns et aux yeux violets, leur dit alors :
«Hé, vous autres, Kisara m’a parlé d’une carte super rare que son grand-père allait montrer ce soir dans son magasin, on y va après les cours ? »
Les autres poussèrent une exclamation de surprise et firent un oui général.
Le PDG se demanda si la dite carte n’était pas celle qu’il cherchait depuis longtemps…
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Après les cours, ils se rendirent en effet à cet endroit. Le grand-père se trouvait au comptoir.
« Salut monsieur » dit d’un air gêné la brune.
« Ho, bonjour Améthyste ! Tu es venue avec tes amis, j’en conclu que je peux faire quelque chose pour vous ! »
De plus en plus gênée, elle lui raconta les paroles de sa petite-fille. Le grand-père les écouta attentivement, et son cou s’empourpra.
« Sale gosse ! Je lui avais dit de se taire ! Elle est impossible. Un grand-père comme moi…devoir m’occuper se ça ! » Marmonna-t-il dans sa barbe.
« KISARA ! DESCEND IMMEDIATEMENT ! »
Qu’est-ce qu’il me veut le vieux ?
« J’arrive, qu’est-ce qu’il y a ?»
Il lui chuchota des paroles qu’essayèrent de comprendre ses amis.
«Ben oui je lui ai dit, c’est mon amie, enfin ! » Lui expliqua-t-elle.
« Oui ben maintenant je vais devoir leur montrer, tiens » Répondit-il.
« Ben et alors ? Ca va pas te tuer… » Dit-elle insolemment.
« Nom de D… » Fit-il en essayant de lui donner une claque qu’elle évita soigneusement en rigolant, tout ça sous les yeux ébahis de ses amis.
« Va la chercher » Dit-il rageusement.
« Mais grand-père, je ne sais pas où elle est, puisque elle est secrète » fait-elle avec un air innocent.
Tout le monde rigola.
« Pas marrant » marmonna-t-il. Il la cherche et pris une boîte en bois qu’il montra joyeusement. Sa mauvaise humeur s’était envolée. Il fit signe de la ranger.
« Papy, c’est pas la boîte qui nous intéresse » fit remarquer la jeune fille en s’écroulant de rire.
Le papy venait de se rendre compte se son erreur, il rebroussa chemin et de son air faussement vexé, il fit signe qu’il avait remarqué, et que c’était pour les faire marcher, que les jeunes n’avait aucun humour (et pourtant sa petite-fille était par terre, pliée en deux et en larmes).
Il ouvrit la boîte précautionneusement et montra son petit trésor.
« Le dragon blanc aux yeux bleus, une carte très rare mais surtout très puissante »
A la vue de cette carte, la jeune fille sentit une chaleur blanche et un bien-être fou.
Ce n’était pas dû à son amour des cartes rares, non…C’était autre chose, quelque chose de bien plus mystérieux, comme si une aventure à propos de cette carte allait lui arriver…
« Wow » s’exclamèrent tous ceux dans la salle sauf, évidemment, le grand-père.
D’un air détaché Tristan prit cette carte en montrant qu’il ne lui trouvait rien de spécial.
Le papy et Kisara furent comme…offensés. Comme si…Tristan n’était pas digne de la toucher et –Dieu du ciel !- encore moins de l’utiliser. Ils lui arrachèrent des mains et crièrent ensemble :
« MAIS CA VA PAS, NAN ? ELLE EST TRES PRECIEUSE ! IL N’Y EN A QUE 4 AU MONDE ! »
On s’étonna que les 2 compères aient dit la même chose en même temps, comme poussés par une force mystérieuse.
« Vous pourriez m’en prêter des cartes ? » demanda notre blond légendaire.
« CERTAINEMENT PAS LE DRAGON BLANC ! » crièrent Kisara et son grand-père.
Joey, un peu embarrassé, leur fit comprendre qu’il parlait des autres cartes.
La porte du magasin s’ouvrit tout d’un coup.
« Hello, que puis-je faire pour vous ? » dit d’un ton de commerçant l’aïeul.
« Ca m’étonnerais que vous ne le puissiez pas » répondit un beau brun aux yeux bleus d’un ton sentencieux.
« Seto Kaiba !» s’étonnèrent tous sauf une certaine jeune fille.
« Il n’a pas une grosse boîte à faire tourner, lui ? Qu’est-ce qu’il vient faire là ? » Demanda Tristan.
Encore lui…Il me poursuit…
« Contrairement à ce que certains pensent je suis venu pour une carte »lança-t-il en regardant Kisara.
« Hey, tu veux faire un duel avec moi ? » questionna le blond.
« Moi ? Faire un duel avec toi ? Ecoute, minable, je suis le champion incontesté du monde ! » Lui apprit-il méprisamment.
Et aussi un gamin pourri gâté à ce que je vois.
Encore un regard. Mais cette fois, elle lui lança le même. Comment se faisait-il qu’il lise dans ses pensées ? Pourquoi ? Ou peut-être qu’il les devinait simplement…
En tout cas, elle trouvait ça désagréable. Car elle lisait aussi dans les siennes.
C’était comme s’ils étaient mis à nu…
Kaiba nu…Elle essayait de l’imaginer nu…Mais qu’est-ce qu’il lui prenait !
« Sale gosse de riche ! » gueula Joey. Décidemment, c’était une journée bien bizarre. Tout le monde répétait et pensait la même chose.
« On va voir si tu sais jouer aux cartes !» cria-t-il encore une fois.
« On se calme, là ! Joey arrête ! Ce n’est pas le moment pour… »
Elle essaie de me protéger. Je savais que je lui plaisais.
Une goutte de sueur froide perla dans le dos de la jeune fille.
Il croyait cela…Et en plus…Oui, elle en était à présent sure ! Le jeune homme
Etait entrain d’avoir des pensées perverses la concernant ! Un frisson lui parcouru l’échine.
Alors comme ça, on fantasme sur moi ?
A son tour de sursauter. Mais comment !
Soudain, il aperçut la carte. Le dragon blanc aux yeux bleus. Stupéfaction. Une carte pareille dans un magasin comme celui-ci ! La carte qu’il cherchait depuis tant de temps…Il lui fallait !
« Désolé, mais ceci n’est pas à vendre ! » lui lança le papy.
Le jeune brun grogna. Allons bon. Il prit sa valise et la posa devant le nez du grand-père. Il l’ouvrit. Enormément de cartes rares s’y trouvaient.
« Ecoute-moi vieil homme, échange-moi ton dragon blanc aux yeux bleus contre ça. » lui dit-il.
« Non, je ne peux pas ». Répondit-il.
Une exclamation de stupeur se fit entendre.
Super, il veut de l’argent.
Non mon grand, c’est pire que ça…enfin…pour toi…se réjouit-elle.
« Je vous donne n’importe quelle somme, votre prix sera le mien »
S’énerva le grand Kaiba.
« Non, je vous répète que je ne peux pas…C’est une carte précieuse à mes yeux…Pas pour sa puissance, non, mais parce que c’est un ami qui me la donnée…
Alors, cette carte, je la chérie comme je chérie mon ami…
Non !
Et si…
« Cela fait longtemps que tu l’as cette carte, n’est-ce pas grand-père ? » s’empressa Kisara de rajouter pour énerver encore plus Seto Kaiba.
« Exact, j’étais en expédition en Egypte et j… »
Kaiba lui coupa froidement la parole.
Super…Vieux fou…
Je le savais, c’est un gosse pourri gâté…
« Je n’ai pas de temps à perdre avec des vieux séniles dans votre genre » dit dédaigneusement le PDG.
On se reverra…
Je le sais…
Il se retourna une dernière fois vers elle, un rictus à la bouche, et s’enfuit à toute vitesse vers sa limousine qui l’attendait…
Attacher de l’affection à une carte…Ridicule ! Cette carte, le dragon blanc aux yeux bleus… Je l’aurais coûte que coûte !
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(A la Kaibacorp)
« Futsuka, j’ai une petite commission à vous demander… » dit Kaiba d’un ton mielleux.
« Mais bien sur, demandez donc, maître Kaiba… »Lui répondit sur le même ton le dit Futsuka.
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(Au magasin de jeux du grand-père)
Des hommes en costume noir s’avancèrent vers le magasin. Le grand-père était entrain de nettoyer le comptoir.
« Bonjour ! » dit-il.
Mais il se doutait de quelque chose... Il se retourna. Un petit bonhomme chauve, aux lunettes oranges et qui ne respirait pas la sympathie était entouré de 2 armoires à glace.
« Mon maître Seto Kaiba aimerait beaucoup vous proposer un duel. » lui expliqua-t-il d’un ton tout aussi mielleux que de celui de son maître.
« Et si je décline l’offre ?» répondit-il avec un peu d’appréhension dans la voix.
« Dans ce cas je me voit dans l’obligation…d’insister ! »S’exclama-t-il, ses 2 gardes du corps avançant lentement.
Le grand-père voyait que Kaiba n’avait rien compris la veille.
Il allait lui donner une bonne leçon !
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Les amis, après les cours, se rendirent à nouveau au magasin du grand-père de Kisara.
« Papy, c’est moi, Joey aimerait que tu l’entraînes » s’esclaffa Kisara.
Pas de réponse. C’était inquiétant.
Mana avança l’hypothèse du grand-père en vadrouille dans la ville. Mais ils savaient bien que ce n’était pas cela.
Le téléphone sonna. Encore une goutte de sueur dans le dos de la jeune fille.
Ca commençait à bien faire !
Elle décrocha le combiné.
Faites que ce soit le vieux, faites que ce soit le vieux !
« Euh…Allô ? » dit-elle d’une voix mal assurée.
« Ah, Kisara, c’est toi que je voulais » répondit une voix familière.
« Kaiba ! »
J’espère que c’est pour un rendez-vous !
« Ton grand-père est ici. Pourquoi ne viendrais-tu pas le chercher ? »
Salaud ! Il l’a fais !
« Kaiba ! Qu’est-ce que t’a fais de mon grand-père ! »
Mais il était trop tard…il avait raccroché…