Chapitre 5
L’homme aux cheveux roses, après être sorti furax de l’hôpital, bousculé par une grosse infirmière qui sentait trop mauvais pour être digne de le toucher, marcha dans la rue à la recherche d’une autre femme qui pourrai satisfaire ses désirs hebdomadaires.
Scheiße, n’y avait-il pas de péripatéticiennes bon marché dans les rues interminables de Tokyo ? Il commençait à avoir mal aux pieds, et, à son grand regret, sa « wurst » semblait ne pas apprécier le fait d’attendre une femme qui de toute façon ne le satisferait qu’à moitié.
Il passa en crachant devant la Kaiba Corp. Il regarda ses chaussures. Mince, il venait de cracher dessus. Il cracha encore une fois pour marquer son dégoût de la vie et surtout pour avoir fait une tâche de salive sur sa chaussure qui lui avait coûté les yeux de la tête.
« Hum hum » fit une voix qui lui fit penser à celle de quelqu’un qu’il haïssait tout particulièrement. Mais il aurait été incapable de dire à qui il avait affaire.
Il leva les yeux. Il vit une tâche semblable à celle qui se trouvait sur sa chaussure…sur le pantalon blanc d’un passant qui marchait là. Il monta encore un peu la tête. Il y vit une veste blanche sur une chemise bleu très clair et une cravate bleu ciel. Il leva une dernière fois les yeux pour s’apercevoir avec horreur qu’il s’agissait en fait de son rival Kaiba.
Ce n’était vraiment pas son jour.
«Alors Von Shraider, j’ignorais que ton cas étais si désespéré que cela. Tu en viens même à nettoyer les gens gratuitement avec ta salive ? » Demanda le brun de son emblématique ton arrogant.
« Sache, petit bonhomme, que je ne crache sur les personnes que j’estime plus sales que de la crotte de chien. » répondit d’un ton enjoué le dénommé Von Shraider.
Aïe. Il avait commis 2 grosses erreurs en lui répondant. Non seulement il avait répondu tout azimut quelque chose qui n’avait aucun sens, mais en plus Kaiba avait un sens de la répartie assez élevé pour faire tomber dans la déprime n’importe quel autre grand PDG à la « grande gueule ».
« Ah je comprends. Ca doit être pour ça que tu t’es craché dessus. » Rigola Seto.
Siegfried rougit. Non, pas parce que Kaiba lui avait dit une chose aussi horripilante que son caractère, d’ailleurs il ne l’avait même pas écouté, mais parce qu’il venait de voir la plus belle chose qu’il n’avait jamais vue de sa vie. Elle se tenait là, enfin, il se tenait là, un magnifique homme d’une quarantaine d’années, au costume noir, à la cravate kaki, aux lunettes à la teinte foncée, qui le dévisagea d’un œil admiratif.
L’homme aux longs cheveux roses mit la main dans sa poche.
« Non merci, je n’ai pas besoin d’être payé pour t’avoir laissé me nettoyer » se moqua le beau PDG.
C’est à ce moment-là que Von Schraider remarqua la présence de Kaiba. Tiens, il était revenu ? La Barbie masculine pris un papier de sa poche, le mit discrètement dans la main de celui qui lui faisait tant d’effet et courut aussi vite qu’il le put dans la direction opposée, en espérant que Seto n’eu pas vu le geste qu’il avait fait à son encontre en éclatant de rire.
« Rolland, je crois que je devrai payer 10 bonnes années à Von Schraider en hôpital psychiatrique. » remarqua Seto en regardant l’homme aux quarantaines d’années.
Ils rentrèrent dans le bâtiment de la Kaiba Corp. Rolland demanda à son patron s’il pouvait prendre un jour de congé. Kaiba lui fit signe que oui en se demandant s’il n’avait pas de la famille du côté de mère Térésa, pour être un PDG aussi généreux.
L’employé s’empressa alors de quitter la Kaiba Corp pour rejoindre son domicile pour lire le papier en toute tranquillité. Sa femme était heureusement au travail.
Il pris un raccourcis pour arriver plus vite. Et là il aperçu une jeune fille qui traversa à vive allure. Une jeune fille aux cheveux blancs mêlés de blond foncé…Il klaxonna et cria un « ça va pas la tête de traverser comme ça nan ? » avant de continuer sa route.
Ouf, j’ai cru que cet homme allait m’écraser. Il n’avait pas à rouler aussi vite, non plus ! Bon c’est vrai que j’aurai pu prendre le passage piéton…Mais quand on est pressé, on est pressé !
Quand je vais me montrer à tout le monde, ils ne vont pas en revenir !
Et là…Un flash…
Flashback
Une grande et vieille femme se tenait devant 7 petites filles. On aurait dit que la scène se trouvait quelque part pendant l’antiquité romaine. Les toutes jeunes filles avaient la tête ceinte de bandelettes de laine blanche, qui leur retombaient gracieusement sur les épaules et de chaque côté de la poitrine. Leurs vêtements étaient d'une grande simplicité, mais non dépourvus d'élégance. Par dessus une robe blanche, elles portaient une sorte de rochet de la même couleur. Leur manteau, qui était de pourpre, leur cachait une épaule et laissait l’autre demi nue. Elles avaient les cheveux coupés.
« Vous êtes les nouvelles 7 vestales, chargée de raviver le feu de la victoire romaine, il ne doit jamais s’éteindre. Si vous faillissez à votre devoir, vous serez décapitées sans pitié. Vous avez de grandes responsabilités, mesdemoiselles. Etant la sœur d’une ancienne vestale, je peux vous dire que cela ne sera pas toujours facile. Si le feu vient à mourir, on ne devra le rallumer qu’aux rayons du soleil, au moyen d’une sorte de miroir, mais évidemment, vous ne serez pas là pour le voir. Vous devrez également rester vierges, ne devrez en aucun cas violer vos vœux de virginité. Si c’est le cas vous serez enterrées vives. Mais je suppose que vous ne connaissez pas encore la sexualité, vu que vous n’avez que 10 ans toutes les sept. La femme ria. Dans 20 ou 30 ans, vous rentrerez au sein de la société romaine, avec la permission de vous marier. En compensation de toutes ces rigueurs, vous, les vestales, serez l'objet d'un respect universel : comme les hauts dignitaires, vous serez précédées d'un licteur dans l'Antiquité romaine, officier public romain qui marchait devant les magistrats en portant un faisceau de verges
( baguette utilisée pour fouetter quelqu'un et pas la verge à laquelle vous pensez, hein ?) et exécutait les sentences de ceux-ci , ne dépendrez que du collège des pontifes ; serez appelées souvent pour apaiser les dissensions (conflits) dans les familles : on vous confiera peut-être les secrets des particuliers et même quelquefois ceux de l'État.
Fin du flashback
Waouh, c’était quoi ça ? Je me serai crue à la période de l’antiquité romaine ! Ca fait bizarre de me trouver tout d’un coup à nouveau en plein dans la technologie !
Kisara arriva au café/QG. La elle y trouva ses amis, et même des personnes qu’elle ne connaissait pas.
« SAAAAAALUUUUUUUUT » hurla Kisara qui était aux anges.
Tout le monde fit des yeux ronds.
« Mais, mais, mais ! » s’ébahirent Mana, Joey, Tristan et Améthyste. Manquait Bakura. Mais Kisara ne s’en rendit pas compte. Elle était absorbée par les nouveaux arrivants et par Mana qui la dévisageait drôlement.
« Mais qu’est-ce qu’il y a Mana ? » demanda la blonde.
« Ce qu’il y a c’est que t’a changé ta couleur de cheveux et que je t’avais dit de ne pas le faire. Ca te rendait unique ces mèches ! » S’écria la brune avant d’ajouter : « et pourquoi t’a mis une lentille bleue pour faire deux yeux unis ! Tu ressembles à tout le monde maintenant ! »
Oo mais qu’est-ce qu’elle raconte là !
« Hein ?» dit une Kisa perplexe.
« Quoi hein ? Tu ne comprends pas ce que je t’ai dit ? » Cria Mana.
« CALME-TOI MANA ! Je n’ai pas touché à mes cheveux et je n’ai pas mis de lentilles ! Je me suis réveillée il y a une heure et j’arrive à bouger ! Tu devrai plutôt penser à ça non ! » Gronda la blonde.
Mana fut blessée. Elle alla s’asseoir avec les autres.
« Vous ne me présentez pas mes remplaçants ! » leur cria Kisara avant de s’en aller en claquant la porte du café. Le commerçant la gronda. Alors elle rentra dans le café et en sortit à nouveau en claquant la porte, un air de défi dans les yeux.
Rolland arriva en trombe à sa maison. Il ferma violemment la porte d’entrée. Il alla au salon, sur son canapé. Son cœur battait la chamade. Il repensa à Von Schraider. Qu’est-ce qu’il était beau. Et avait l’air intelligent avec ça. Qu’est-ce qu’il lui avait écrit ? Devait-il le lire ? Allons, il n’avait pas fait ce chemin pour ne pas le lire tout de même !
Il ouvrit soigneusement le papier pour ne pas le déchirer. Ca sentait bon. Ca sentait le Siegfried (XD chuis morte de rire en écrivant ça). Ca sentait SON Siegfried.
« Rendez-vous à l’hôtel Champ de Nuit à 15h. Si vous avez un porte-jarretelles, rapportez-le. »
De toute évidence ce message ne lui était au départ pas destiné. Mais qu’importe. Mais qu’allait-il faire pour le porte-jarretelles ? Une idée ! Sa femme est plus forte que lui, et elle en possède un qu’elle n’a jamais utilisé ! Cela devrait lui aller… Mais d’un autre côté, ce message était destiné à une femme. Il allait avoir l’air ridicule s’il venait avec celui de sa femme. Tant pis. Il le pris et alla dans sa voiture.
Kisara resta sur le banc en face du café. Elle regrettait déjà son geste. Elle pris plusieurs mèches de ses cheveux et les examina. Aucune trace de ses anciennes mèches blondes foncé/brunes claires.
« Hé ho, Kisaraaa ! » s’écria une jeune femme brune qui courait dans sa direction.
« Alice ! Comment ça va ? » Demanda Kisara, ravie de voir son amie.
« Ca va mais j’ai quelque chose de super excitant demander » s’exclama la brune.
« Dis toujours » lui répondit la blonde.
« Ben voilà, mon oncle est gardien de prison, et il aimerai que je vienne faire un article dessus. Il veut bien que j’emmène une amie, tu veux venir ? » Questionna Alice.
Je ne vois pas ce qu’il y a d’excitant là-dedans. Mais bon.
« Oui d’accord je veux bien. Tu es journaliste ? » Demanda Kisa.
« Ben ’’ en fait je suis encore au lycée mais je lui ai dit que j’étais journaliste, c’était son rêve gamin, et ça lui fais plaisir…Il n’y voit que du feu, il pense que j’ai 23 ans ! » avoua-t-elle.
« Ah d’accord. » rigola Kisara.
Mana et ses amis sortirent du café.
« Viens Alice. » dit Kisa.
« D’accord » répondit-elle.
« MANAAAAAA » cria Kisara avant de se jeter dans ses bras. « Scusez-moi les amis » bafoua Kisa.
« Ouais ouais t’es excusée » dit Tristan.
« Alors je vous présente Alice, qui fera parti de la bande dés à présent. » affirma Kisara en regardant Alice.
« Et ça c’est Anzu » dit Joey en désignant une jeune fille à la coupe au carré brune.
« Et ça c’est Atem ou Yugi ou Pharaon » dit Améthyste en désignant un garçon à la coupe de cheveux assez originale.
Soudain, Kisara aperçu Serenity au coin de la rue. Quand celle-ci la vit aussi, prise dans un état de fureur, elle s’élança sur elle avec un revolver…
Oh non…