Lui, mon professeur, mon unique amour.

Il sortit de la salle de bain vêtu d’un simple pagne de lin fin autour de la taille. (aïe aïe aïe, c’est presque transparent *o* ) je sentit une immense vague de chaleur m’envahir.

Déjà que je le trouvais superbe en temps normal, là il était tout simplement magnifique ! Cela faisait à peine une semaine que je vivais dans cette maison, et si ça continuait comme ça, je ne sais pas comment j’aillais maîtriser mes envies… je ne pus détourné mon regard de lui. Des gouttes perlaient ses cheveux, les plaquant sur sa nuque, puis coulaient sur son dos et son torse musclé à souhait. Ses bras musclés (déso pour lé répète !!), dont un simple mouvement suffisait à me faire tourner la tête, me donnaient une irrésistible envie de m’y blottir. Sa peau halée donnait au tout un air terriblement viril et séduisant et faisait ressortir ses magnifiques yeux couleur océan dans lesquels je m’étais déjà noyée plus d’une fois. Et sa voix, ah sa voix ! Grave, sensuelle me faisait frémir.

Difficile de se concentrer sur ses cours avec une voix pareille ! Plus d’une fois je m’étais fait réprimander à rêver. Mais je ne pouvais pas lui dire que je rêvais de lui !! Je ne pouvais pas lui dire que lorsqu’il me parlait, j’imaginais cette même voix me dire les plus beaux mots d’amour que toute femme rêvent d’entendre de la part de celui qu’elle aime ! Je ne pouvais pas lui dire que tout mon corps était en émois au moindre de ses gestes pas plus que je ne pouvais lui dire que lorsque ses yeux limpides se posaient sur moi et que nos regards se croisaient, je me voyais avec lui, étendus sur un lit parmi des draps de lin de velours et de soie, cachant notre nudité et recouvrant nos deux corps tellement épris l’un de l’autre qu’on en oubliait les heures. Puis que, fatiguée par cette nuit d’amour, je me voyais, posant ma tête sur son torse dur, lentement m’endormir.

Non, je ne pouvais pas lui dire ça !!! (bin non !) Tout me l’interdisait !

C’était mon professeur !

Mais laissez moi vous raconter ce qu’était ma vie avant que j’habite dans cette maison.

Mes parents sont décédés dans ma sixième année. Mes grands-parents, trop vieux pour s’occuper d’un enfant, me placèrent dans un temple où je fus élevée par des prêtresses de Sekhmet. Je vécu là-bas dix ans durant lesquels j’appris la base de toute prêtresse que se soit de Râ, Hathor, ou Horus. On m’enseigna comment organiser des offrandes, préparer l’autel et bien d’autres choses. À mes 16 ans, je quittai le temple afin de me rendre à Memphis pour perfectionner mon apprentissage car les prêtresses n’avaient plus rien à m’apprendre mais mes connaissances n’étaient tout de même pas assez étendues pour devenir une grande prêtresse de Sekhmet. Je dus traverser bon nombre de déserts, de fleuves et d’oasis pour arriver à destination. Se fut déjà une dure épreuve de survie que, grâce aux dieux, je réussis avec succès car un beau matin, je me retrouvai devant l’immense mur d’enceinte de Memphis. Après avoir passé les grandes portes de bois, je pénétrai dans les rues pavées de la ville. En face de moi, je voyais s’élever, majestueusement un énorme édifice : le palais du pharaon ! Deux gigantesques statues gardaient l’entrée de l’incroyable bâtisse à côté desquelles se dressaient fièrement deux obélisques.

Je restais bouche bée devant tant de splendeur. Les pharaons voyaient vraiment tout en grand ! Me promenant tranquillement au hasard dans les ruelles, j’entendis un groupe de femmes parler entre elles. Je fis semblant de m’intéresser à un stand qui vendait de petites statues représentant nos différents dieux afin de pouvoir les écouter discrètement.

-         vous avez vu le nouveau grand prêtre ??

-         oui, je le trouve vraiment très jeune pour assumer une telle tâche !

-         a bon ? mais quel âge peut il avoir ?

-         j’ai entendu parler des servantes qui travaillent au palais, il doit avoir une vingtaine d’année mais pas plus !

-         c’est vrai, il est très jeune…

-         peut-être, mais il paraît qu’il est très compétant également…

-         mais surtout terriblement beau !!!!

Elles pouffèrent. Mais moi, j’en avais assez entendu. Je m’étais décidée, j’allais aller voir ce grand prêtre pour lui demander conseil. Je me rendis donc au palais. À l’entrée, un garde m’arrêta et me demanda ce que je voulais. Je lui répondis :

-         je veux parler au grand prêtre.

-         Le grand prêtre est en service pour l’instant. Il ne peut pas te parler.

-         Mais je dois vraiment lui parler !!! où habite-il ?? je passerais chez lui plus tard !

-         Très bien. Il habite dans la grande maison qui se trouve juste à côté du palais, sur ta droite.

-         Merci ! ^^

Je pris le chemin que m’indiquait le garde et après quelques minutes de marche, je me retrouvais devant une immense maison.

Un mur haut d’environ un mètre délimitait la propriété. Une longue allée pavée, bordée de quatre statues de lions couchés menait à la demeure. L’extérieur de la maison, carrée et blanche avec une ligne bleue, ressemblait beaucoup à celles du peuple sauf qu’elle était évidemment bien plus grande ce qui montrait l’importance qu’exerçait la fonction de grand prêtre au yeux de la société. Arrivée à la porte, je frappa trois fois, puis un domestique vint ouvrir.

-         Bonjour, que puis-je faire pour vous mademoiselle ?

-         Bonjour, je voudrais parler au grand prêtre.

L’homme étouffa discrètement un petit rire.

-         Pour l’instant, c’est impossible car mon maître est absent. Mais avez-vous un rendez-vous ?

-         Euh… non

-         Alors il faudra revenir dans une semaine car les rendez-vous se prennent seulement le lundi. Ensuite, comme mon maître est un homme très occupé, il faudra encore attendre une semaine afin qu’il puisse vous recevoir. En conclusion, vous ne le verrez pas avant deux semaines.

-         DEUX SEMAINES ???? non, c’est hors de question. Je veux le voir aujourd’hui même !

-         je suis désolé mais je ne peux rien faire pour vous…

-         mais s’il vous plait, se ne serait pas long, juste un tout petit entretien !!!

-         mais puisque je vous dis que c’est tout à fait impossible !!!

-         je m’en fiche, je dormirais devant la porte, je hurlerais à la mort s’il le faut !

L’homme me regarda avec des yeux ébahis… craignant sûrement que les voisins se posent des questions si une fille dormait ou hurlait devant la porte de la maison de son maître, il répliqua :

-         bon, très bien… je vous fais entrer mais c’est presque sûr que mon maître ne pourra pas vous voir aujourd’hui, il est tellement occupé avec sa fonction de grand prêtre… il n’a pas le temps pour satisfaire des enfantillages tels que les vôtres… il faudra pas venir vous plaindre si il vous met dehors !!

-         ça, il y a pas de risque !              avais-je murmuré

Il me fit entrer. Je le suivis. Nous marchâmes deux minutes puis il me fit pénétrer dans une toute petite pièce.

-         Tu attendras mon maître ici. Je reviendrais te chercher soit pour te mener à lui (oulalaa !!^^) soit pour te mettre dehors.

-         Merci et à plus tard.

Puis il tourna les talons, me laissant seule dans cette pièce minuscule. Je l’examina sous toutes les coutures mais ne trouva rien de bien intéressant. Je  m’assis alors sur un tas de coussins qui trônaient par terre et ferma les yeux quelques instant.

Allait-il bien vouloir m’écouter ou me ferait-il jeter dehors sans que je n’ais eu le temps de lui dire quoi que se soit ?

Inconsciemment, je m’endormis, plein de question dans la tête. Je fus réveillée par deux mains qui me secouaient.

-         Mademoiselle, il faut vous réveiller !!

C’était le domestique que m’avait fait entrer. J’ouvris les yeux avec peine.

-         Vous avez de la chance, mon maître a accepté de vous voir. Maintenant, il ne faut pas le faire attendre !!

Il m’aida à me lever et m’entraîna avec lui. Nous traversâmes une multitude de couloirs et de pièces. Je me demandais d’ailleurs comment il faisait pour ne pas se perdre dans ce labyrinthe !  Nous finîmes par nous arrêter devant une porte.

-         Nous voici arrivé. Mon maître n’est pas encore là, il est juste dans une autre pièce. Je te demanderais d’attendre qu’il vienne et te fasse entrer. Je te quitte ici. Bonne chance !

-         Merci beaucoup !! ^^

Le bonhomme partit vaquer à ses occupations. Je me tournai vers la porte. Une question survint alors dans mon esprit. Devais-je entrer ou attendre tranquillement devant la porte que môssieu le grand prêtre arrive ?? Ce dilemme entraîna quelques minutes de réflexion de ma part puis, la solution m’apparut. Pourquoi devrais-je rester debout devant cette foutue porte à attendre pendant des heures ?? Je saisis la poignée, la baissa et pénétra dans la pièce. Je poussai alors un petit cri d’étonnement. Cette chambre était immense. À ma gauche, se trouvait un vaste bureau sur lequel traînait une montagne de papyrus et de livres. Il était accompagné d’une chaise en bois recouverte d’un coussin bleu roi. Au fond, dans l’angle, trônait un énorme lit de bois noir. Une fine couverture de velours bleu (olala, je sens la chaleur monter ^^) ainsi que trois coussins de plumes (cé important le nombre…) recouvraient le matelas. Par-dessus le tout, une magnifique peau de léopard servait de décoration. (cé pas pour la mettre, cé de la déco !!! n’est ce pas céline !!!! ^^). À droite du lit se trouvait une fenêtre qui donnait sur un balcon. À côté d’elle, se trouvait une coiffeuse avec un miroir, des parfums et du maquillage. Une autre chaise semblable à la première se dressait face à tout cela. La façade de droite ainsi celle juste à côté de la porte d’entrée, était recouverte d’une grande bibliothèque. Des centaines de livres étaient rangé (si on peut appeler ça ranger ^^’). Dans l’angle que formait la bibliothèque, il y avait une petite table basse avec quatre coussins pour s’asseoir. Je me dirigeai tout de suite vers la bibliothèque qui avait immédiatement éveillée en moi un grand intérêt. J’avais toujours adoré la lecture et de voir ces étagères remplies de vieux manuscrits qui dataient pour la plupart du début des pharaons, je me sentis inévitablement attirée vers elles. Je laissai aller mon doigt sur les couvertures pleines de poussière et je jeta mon dévolu sur un livre qui devait avoir au moins milles ans d’âge… je le pris, le posa sur la petite table et m’assis sur un coussin.

Je l’ouvris délicatement car le papyrus sur lequel étaient écrits des hiéroglyphes, tombait presque en morceau. Je commençai ma lecture mais je m’arrêtai bien vite, ce texte était in-dé-chi-frable !!!!!

-         Mais c’est quoi pour un texte ?? j’y comprends rien !

-         C’est tout à fait normal, tu n’es pas assez compétente pour pouvoir le lire !!

Cette voix grave me fit sursauter. Je tournai la tête en direction de sa provenance. Devant moi se tenait un homme d’une vingtaine d’année, grand, mince, vêtu d’une grande robe bleu et d’un chapeau de la même couleur avec un cobra ailé en or dessus.

-         Que fais tu ici ?  qui t’as permis d’enter ??

-         Euh… personne.

Je m’étais relevée.

-         Alors que fais tu ici ??

-         Je devais attendre que le grand prêtre arrive et me fasse entrer mais après avoir attendu un petit moment, je me suis permise d’entrer. J’ai vu la bibliothèque et, étant passionnée de lecture, j’ai pris un livre. Malheureusement pour moi, son texte est incompréhensible.

Il me toisa du regard. Un regard glacé, d’un bleu limpide, pénétrant. J’eu l’impression d’avoir reçu une balle en plein cœur quand il posa ses yeux sur moi. Un frisson glacé me parcourut le dos.

-         Il n’est incompréhensible seulement pour ceux qui ne savent pas le lire. (cé logik !!! ^^’’)

Il prit le livre et le remit à sa place, sur le rayon de la bibliothèque. Puis il reprit.

-         Que fais tu dans cette maison ??? (il en pose de ces questions !!^^)

-         Je suis venue pour parler au grand prêtre.      Une lueur de détermination était apparue dans mes yeux.

-         Tu dois pourtant savoir que le grand prêtre est très occupé…

-         Oui, je sais !!!           dis-je en soupirant                   on me l’a déjà dis !

-         Bon, puisque tu es là, vas-y, je t’écoute !

-         Vous êtes le grand prêtre ???? OoO    veuillez m’excuser, je ne me suis pas inclinée !

Alliant le geste à la parole, je m’inclinai respectueusement devant lui. Quelle honte, je venais de me ridiculiser devant lui… (pas très douée !!^^’’)

-         Tu peux te relever.

-         ...

-         Alors, de quoi voulais-tu me parler de si important ???

-         Voilà… j’aimerai devenir prêtresse de Sekhmet. J’ai quitté mon temple car on ne pouvait plus rien m’enseigner là-bas. Arrivée en ville, j’ai entendu parler de vous et de votre compétence et je me suis dis que vous pourriez me donner des cours afin que je puisse devenir un jour une grande prêtresse.

-         Prêtresse de Sekhmet dis tu ? Tu as beaucoup d’ambition, mais sais tu que pour atteindre cet objectif, il faut être très déterminé. Surtout pour une déesse telle que Sekhmet !

-         Je sais que mon apprentissage sera extrêmement long et difficile, mais je ferai de mon mieux et si la déesse ne m’accepte pas, je renoncerai.

-         Bien. Tu as l’air vraiment motivée. Je veux bien te donner des cours…

-         C’est vraiiiiiiiii ?????  OoO 

-         Oui, tout a fait ! désormais, je serais ton professeur.

-         Oh merci maître !  oui, merci beaucoup !!  quand commençons-nous ???

-         Demain matin. À 7h30 devant l’entrée du palais !

-         Bien maître. J’y serais !

-         Très bien alors à demain.

-         Oui, à demain !!

Il me raccompagna jusqu’à la porte d’entrée. Une fois dehors, je poussai un cri de joie ! Puis je repris ma route pour trouver une auberge pour dormir. Le lendemain matin, je me réveilla en sursaut. J’étais en retard ! (sa commence bien tout ça !!^^) Je me dépêchai de me lever, m’habillai en toute hâte et me passai un trait de khôl autour des yeux. (cé le minimum pour le maquillage) j’eu ensuite tout juste le temps de me prendre une galette et un verre d’eau et je partis en courant. Je fis du plus vite que je pus mais cela ne suffit pas. Lorsque j’arrivai toute essoufflée devant le palais royal, il m’attendait déjà.

Il semblait assez en colère… et me lança un regard noir, plein de reproche. (cé normal vu que je suis en retard dès le premier jour pour mon premier cour !)

-         Tu as vu l’heure qu’il est ??? je te signale que ça fait une demi heure que je t’attends !!!

-         Je suis désolée, cela ne se reproduira plus jamais !! je vous le jure !!!

-         J’espère bien ! voici la règle numéro un de ton apprentissage : on ne fait jamais attendre le grand prêtre. Surtout lorsqu’on a besoin de ses services !

-         Très bien maître, j’ai retenu la leçon…   dis-je en baissant les yeux

-         C’est bien, tu apprends vite !                  il reprit un ton plus doux                  maintenant, direction la bibliothèque royale !

Nous pénétrâmes dans le palais et je le suivis du mieux que je pus. Ses jambes étaient plus grandes que les miennes se qui le faisait marcher très vite. Il me fit traverser un bon nombre de couloirs et emprunter des dizaines d’escaliers lorsque enfin à mon plus grand soulagement, il s’arrêta devant une grande porte en bois massif.

-         Nous voici arrivés. C’est ici que ton apprentissage commence. Il sera très dur mais je pense que tu le sais déjà !

-         Oui, je le sais. Mais je suis plus déterminée que jamais !

-         C’est bien ! J’aime bien les personnes déterminées !

J’eu alors l’impression de rêver ! Non, je ne rêvais pas, je l’avais bien vu ! Oui, je l’avais bien vu ce petit sourire maladroit et gêné qui effleura ses lèvres mais qui disparut presque aussitôt pour relaisser la place à un visage fermé, froid, imperturbable.

-         Bon, assieds-toi là et attend moi, je vais chercher le matériel nécessaire à ton apprentissage.

-         Très bien.

J’obéis et le regardais partir à travers les rayons de la bibliothèque. J’essayais alors de me préparer psychologiquement à ce qu’il allait bien vouloir essayer de me bourrer dans le crâne ! Quand je le vis revenir avec une incroyable pile de papyrus de derrière laquelle on voyait juste sortir les yeux et le chapeau, je me levais et me précipitais vers lui pour l’aider. Je pris la moitié de la pile et remarquais qu’il avait en plus de tout cela une boite en bois dans la bouche et elle ne semblait pas avoir bon goût vu la tête qu’il faisait. Je ne pus alors me retenir de rire ! C’était vraiment trop drôle ! J’allais poser ce que j’avais dans les mains et Seth fit de même. Une fois les mains libérées, il pus enlever la petite boite et la grimace qu’il fit après l’avoir retirée me fit définitivement éclater de rire.

-         Beurk, c’est vraiment immonde… le vernis est train de partir… beurk… elle est presqu’en décomposition cette boite… rebeurk….

-         Ahahaaaaaa, votre tête… mmfffmff… votre grimace…. Mfff… c’est trop drôle… pfffouaahahaaa

-         Tu aurais fait la même tête si tu avais été à ma place, crois-moi !

-         Mais quelle idée de la mettre dans la bouche. Rien qu’en la voyant à moitié en décomposition, cette possibilité ne m’aurait même pas effleurée !!!

-         Et bien moi je n’avais pas le choix vu que mes deux mains étaient bien occupées. Bon, trêve de bavardages, commençons le cours.

-         Très bien maître !

-         Pour être une prêtresse digne de Sekhmet, tu dois savoir lire et écrire les écritures anciennes.

-         Les écritures anciennes ??? O_O

-         Oui, c’est la langue de nos ancêtres. Plus personne ne sait la parler et encore moins l’écrire sauf ceux qui y ont été initiés, c'est-à-dire pharaon, ses six prêtres et quelques autres prêtres importants qui se rapportent à certaines divinités, telle Sekhmet.

-         Ha ! j’ai compris !! ^^

-         Bon alors commençons !

Seth me tendis un papyrus sur lequel étaient inscrits des hiéroglyphes que je n’avais jamais vus avant. J’avais pourtant appris à écrire dans mon temple… Il me donna également un papyrus vierge, ainsi que de quoi écrire.

-         Voilà, recopie ses hiéroglyphes. Je reviens dans une heure. Il faut que j’aille régler des choses au palais.

-         D’accord professeur.

-         A toute à l’heure, travaille bien !

-         Merci ! Vous aussi !

Je le regardais partir à travers les longs rayons de la bibliothèque. Il était tellement beau… bon, c’est vrai que son chapeau n’était pas très joli mais le bleu lui allait si bien… il faisait ressortir ses yeux si durs, si froids… mais c’est cette froideur qui faisait tout son charme… et j’étais loin d’y être insensible… Je finis par sortir de ma rêverie et me rendis compte qu’il ne me restait plus beaucoup de temps et que je n’avais toujours rien fais !! Je pris le papyrus vierge et me mis au travail. Lorsqu’il revint, je finissais le dernier hiéroglyphe.

-         Alors, où en est ton travail ?

-         J’ai fini maître. (j’aime pas trop mettre « maître » car ça fait dominée mais bon j’ai pas trop le choix…)

-         Très bien, alors voyons ce que ça donne !

Je lui tendis mon papyrus qu’il examina en faisant de temps en temps de petits signes de tête.

-         C’est pas mal pour un début, tu es assez douée !

-         Merci !

-         Il y a juste un ou deux détails que tu peux améliorer.

Il m’expliqua où étaient mes erreurs, je corrigeais et il me donna un autre texte à recopier. Je fis ce travail toute la matinée puis, nous allâmes manger. Des galettes accompagnées de poissons et des fruits pour le dessert.

-         Dis-moi Laruko   (je lui ai quand même dit mon nom à un moment !) où habites-tu ?

-         Je n’ai pas d’endroit fixe. Mon ancien temple se trouvait à Thèbes mais ici, je dors dans une petite auberge à l’autre bout de la ville. Mais je ne vais pas pouvoir rester longtemps car je n’aurais bientôt plus d’argent pour payer le loyer ! Mais j’essayerais de trouver une maison qui veuille bien m’héberger le temps de mon apprentissage.